1 kdans le tourbillon de lavie

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11
mar
2010

Marre de ne pas trouver de boulot

by 1kdansletourbillondelavie
Mercredi, j’ai été à mon rendez-vous (comme vendeuse en boulangerie), patrons hésitants - déjà quelqu’un à l’essai - j’hagite trop loin à cause des horaires (certains jours, il faudrait commencer à 6 heures, et alors moi je suis prête à me lever à 4 heures 30 ça me pose pas de problème, je veux juste un BOULOT, merde). Je rentre bredouille. Je mise sur jeudi matin. Jeudi matin, l’annonce de vendeuse en boulangerie est de nouveau sur le site pôle emploi, ils se moquent de moi, je leurs ai laissé mon cv. Je les appelle donc pour leur proposer de faire un essai, là ils ont déjà quelqu’un à l’essai, la semaine prochaine ils ont une autre personne à l’essai et après, oh miracle après ils ont personne peut-être qu’elle me prendra à ce moment là à l’essai. Et mon rendez-vous de ce matin, trop cool, déjà en panne de voiture, ce n’est pas grave c’est la batterie, j’avais oublié d’éteindre mes codes après avoir amené les enfants en classe ; donc me voilà partie à pied et j’arrive avec 10 minutes de retard (j’avais appelé avant pour les avertir de mon retard). Le directeur de l’asso me reçoit parfait, il regarde mon cv et là de suite première question : Êtes-vous révolutionnaire ? Je le regarde bizarrement, mais il insiste. Êtes-vous révolutionnaire ? Je lui demande pourquoi, il me répond : à cause de votre date de naissance, toutes les personnes naîent en mai 68 sont des révolutionnaires. Et hop, je m’attrappe ça en pleine figure, génial, je lui explique, que point de vue boulot je n’ai pas de problème de ce côté là (et il faut que je lui rappelle que c’est du boulot que je cherche, non ?) PREMIER HIC : ma date de naissance. Ensuite, il me fait remarquer que j’ai fait une erreur de frappe sur mon cv et une erreur dans une date, donc résultat de sa part : très étourdie (pourtant je ne le suis pas spécialement) DEUXIEME HIC : soit disant mon étourderie Je lui fait remarquer qu’avec tout ce qu’il a noté sur mon cv, ma faute de frappe et l’erreur d’une date passent inaperçues, donc je n’aime pas les remarques TROISIEME HIC : je ne supporte pas les remarques (si mais quand elles sont réellement justifiées, je lui en fais part), enfin bref, le résultat de cet entretien comme vous l’aurez remarqué, c’est un TOTAL ECHEC, génial tout cela pour aller faire le ménage chez des particuliers. Et MERDE, j’en ai marre, bordel, mais filez-moi un boulot, c’est tout ce que je demande. Mes défauts : râleuse, originale, révolutionnaire (un peu, je le reconnais), vieille, manque de confiance en moi ; mais j’ai également des qualités : souriante, gentille (un peu), créative, bon relationnel, battante, pouvoir de persuasion (défaut ou qualité), hait l’injustice, ça en fait pas mal quand même, merde et toujours pas de BOULOT. AU SECOURS, y a en marre.

10
mar
2010

“Et vogue la galère”

by 1kdansletourbillondelavie

Lundi, ma journée est passée sans que je m’en rende compte. 7 heures, tout le monde debout. 7 heures 45, j’amène mon fils au lycée. 8 heures 15, j’amène la petite au collège. Et ensuite, je me suis assise devant mon ordinateur, jusqu’à 14 heures, sur le site pôle emploi et tous les autres sites qui proposent des offres d’emploi. Résultat, un appel à pôle emploi, pour obtenir l’adresse pour faire du greffage de melons, un rendez-vous pour ce matin pour de la vente en boulangerie (ils ont déjà quelqu’un à l’essai), et 1 courrier envoyé et 6 télécandidatures déposées. Si il pouvait y avoir une réponse positive, ce serait trop génial. Et mon lundi après-midi, je l’ai passé à faire le ménage dans la chambre des enfants, cela en avait bien besoin. Mardi, la journée s’annonce comme d’habitude, j’amène mon fils au lycée et au moment d’amener la petite : elle a une gastro, donc elle reste à la maison. Je passe de nouveau la matinée à chercher du boulot, j’ai un rendez-vous jeudi matin pour une pré-inscription (je crois que c’est pour faire du ménage chez les personnes âgées). Et l’après-midi, rangement, ménage et lavage du linge. J’ai également amené le petit chien chez le vétérinaire, il a bien un tatouage mais il est effacé, et il n’a pas de puce, donc impossible de savoir à qui il est, j’ai quand même laissé mon numéro de téléphone à la vétérinaire au cas où quelqu’un le réclamerait ; et elle m’a dit d’avertir la mairie, le chenil départemental et la gendarmerie. Et si personne ne le réclame, dans 1 an il sera à moi, pauvre bête. J’ai été faire quelques courses du lait, des lentilles à faire cuire et la grenadine pour les enfants, j’en ai eu pour 6 euros. Je dois aller mettre du gasoil, pour mon rendez-vous de ce matin, mais je n’ose pas aller mettre que 5 euros, quelle honte, et je ne peux pas aller à mon rendez-vous à pied, c’est à 40 kilomètres de chez moi. Je vais déjà aller me préparer et je verrai après comment faire.

10
mar
2010

Aujourd’hui, fête des grand-mères

by 1kdansletourbillondelavie

Aujourd’hui, c’est la fête des grand-mères, j’avais complètement zappé.

Hier, je suis allée travailler (enfin), toute la semaine j’attends le samedi après-midi pour travailler. Mais là, le patron devait faire la fermeture avec moi, mais il n’est pas venu, il a donc fallu que je fasse la fermetue toute seule, ce qui veut dire débarasser tout le magasin (heureusement, il ne restait que le pain), nettoyer (balai et serpillère), la caisse à faire ; mais le truc c’est que je ferme le magasin à 19 h 30 et à 20 heures je dois être partie et bien là c’était râté. J’ai bien fermé le magasin à 19 h 30. Je venais de débarasser tout le pain, il était donc 19 h 40 quand j’ai entendu taper à la porte du magasin, un couple avec une petite fille me font signe qu’ils veulent quelque chose, à travers la porte je leur dis que c’est fermé mais ils insistent, je finis par ouvrir un battant de la double porte. Ils me disent qu’ils veulent tous les salés, il reste 3 petites quiches, 2 parts de pizza et 4 friands, je les sers, et la dame me demande de lui faire un prix car ce sont les derniers clients et là je refuse totalement (normalement c’était mon repas de ce soir, puisque ce sont les restes et que je dois les jeter, donc je les ramène pour manger), il ne faut pas exéagérer tout de même, je sers ces gens alors que le magasin est fermé et en plus je devrais leur faire un prix alors qu’ils me prennent ma nourriture de ce soir, ah non non. Enfin, bref avec tout ça, j’ai fini à 21 heures. De 13h30 à 21h, payée 50 euros et sans ramener de nourriture, sans fait pas cher payé tout de même, mais ce n’est pas grave, car j’ai absolument besoin de travailler, d’ailleurs si je pouvais le faire tous les jours ce serait parfait. Et comme aujourd’hui, c’est la fête des grand-mère, mes 50 euros sont passés dans l’achat de fleurs : 15 euros de la part de mes enfants, 13 euros de ma part et 22 euros de la part de ma cousine (je lui ai avancé). Donc, dur dur pour les courses. Je viens de trouver un petit chien devant chez moi, un petit Yorkshire, les voisins m’ont dit qu’ils avaient une voiture et le chien en sortir, mais cela fait plusieurs heures et personne n’est revenu cherche ce pauvre chien, donc je l’ai récupéré, je verrai avec la vétérinaire pour voir si il a une puce. A midi, je vais manger chez mon ex-mari (séparés mais pas divorcés, quelle histoire ça aussi). Cet après-midi, je suis allée voir ma soeur. Et voilà, la journée s’est passée tranquillement.

06
mar
2010

Du soleil dehors

by 1kdansletourbillondelavie

Ce matin, je me lève de mauvaise humeur et avec une super migraine. Et le soleil me nargue derrière mes doubles rideaux. J’ouvrirai bien toutes mes fenêtres pour le faire rentrer, mais impossibe, même les vitres fermées j’entends la circulation de la nationale, un jour il faudrait que je compte combien de mètres séparent mon appartement de cette satané route ; je viens d’aller voir de mes fenêtres, de la cuisine elle doit être à peu près à 25 mètres et de mon salon à peu près à 15 mètres, j’ai oublié de dire que j’habite le rez de chaussée, donc me  voilà en train de pester contre cette route. A peine levée, mon portable sonne, ma tante me dit que mamie ne va pas bien (elle l’a appelée en pleurant), elle me demande si je peux aller la voir. Ah non ! STOP ! Moi aussi, je craque. Et je dois toujours aider les autres. Non, ça suffit, j’en ai marre. Dès que quelque chose ou quelqu’un ne va pas c’est mon portable qui sonne. Et bien, NON, aujourd’hui je ne veux aider personne, j’en ai marre. Je suis toujours au téléphone et ma mère arrive, elle demande des nouvelles de mamie, non trop c’est trop, je lui passe le téléphone pour qu’elle parle avec ma tante. Et ma mère nous dit que ma soeur est malade (elle attend un bébé pour fin mai, elle a eu du mal à tomber enceinte, elle a pris un traitement pour ça, mais sa grossesse ne se passe pas si bien que ça), les résultats de son dernier bilan sanguin ne sont pas  bons. Ma mère s’en va, je reprends ma conversation téléphonique, et ma tante me dit qu’avec un si beau soleil dehors personne ne va bien aujourd’hui, et moi pour continuer dans les mauvaises nouvelles, je lui annonce que les résultats médicaux de mon fils (pour son infection) ne sont pas excellents non plus, hier il a refait un bilan sanguin, il doit de nouveau faire un autre examen avant d’aller voir un spécialiste dans les infections. Je lui demande des nouvelles de ma cousine (sa fille, elle a un cancer du poumon), elle a recommencé sa chimio (elle avait arrêté car elle allait mieux), et hier elle allait bien, elle avait le moral, pourvu qu’elle garde sa force pour vaincre cette foutue maladie. Ensuite, je continue de pester avec elle au téléphone de ne pas avoir de boulot. Elle me dit qu’elle est sûre que je suis une “chamane”, je ne sais même pas ce que c’est exactement un “chaman” (il faut que je cherche). En tout cas, “chamane” ou pas, cela ne me donne pas de quoi gagner de quoi payer mes factures et manger. Elle me dit que ma cousine était contente de me voir à Paris, moi aussi j’ai été super contente de voir une partie de ma “tribu”, mais cela ne me donne pas de boulot (et cela la fait rire). Je lui dis comme j’ai dit à ma cousine, il me reste le choix entre la prostitution ou la manche, la prostitution c’est pas trop mon truc, donc je me rabattrai sur la manche, mais ma cousine a raison pour cela il faut que je reste sur Paris. Je plaisante, mais bon j’ai toujours pas de boulot. Ma tante me dit qu’elle va prier pour moi, je lui dis que c’est pas la peine, le bon dieu est parti  au Pôle Nord (c’est sûr qu’il ne se trouve pas à Pôle emploi) et qu’il n’écoute plus.

En attendant, moi je suis crevée, car je n’ai pratiquement pas dormi, j’essayer de trouver une solution pour trouver un emploi, mais en vain ; une fois que je suis arrivée au résultat, que je n’avais toujours pas de boulot, j’ai pensé à mes factures et à l’appareil dont mon fils a besoin pour sa jambe, cet appareil a été prescrit par le chirurgien, nous devons l’acheter mais il coûte la modique somme de 380 euros et 20 centimes, et aucune prise en charge de la sécu, génial, comment je vais trouver ces 400 euros moi, rien que d’y penser j’ai envie de pleurer, je n’ai rien dit à mon fils, j’espère qu’un miracle va se produire.

Maintenant, je vais aller faire mon ménage, et ensuite prendre un bain et me préparer ; car cet après-midi, JE TRAVAILLE, c’est un petit boulot qu’un voisin m’a trouvé, c’est tous les samedis après-midi de 13h30 à 20 h, comme vendeuse en boulangerie, je suis payée 50 euros et je ramène les restes pour manger, donc je sais que ce soir nous allons faire un festin et je vais mettre l’argent de côté pour la semaine, mes enfants ont besoin de nouveaux cahiers ; car mon fils ça y est reprend le lycée lundi, ça va lui faire drôle, il a arrêté les cours en avril l’année dernière pour se faire opérer et onze moi après il va repartir en classe (dur dur, déjà qu’il n’aime pas l’école, ça ne va pas être triste). Je pense que les 50 euros de cet après-midi vont passer en fournitures scolaires.

06
mar
2010

Début d’un blog

by 1kdansletourbillondelavie

Alors, pourquoi créer un blog aujourd’hui, parce que si je ne le fais pas aujourd’hui, je crois que je vais tout casser chez moi. Et oui, car aujourd’hui, je suis hyper en colère, en colère contre la terre entière (pourtant la pauvre elle ne m’a rien fait, tant pis faut que quelqu’un prenne). Je suis en colère, car aujourd’hui je n’ai pas de boulot, comme souvent je me retrouve donc sans emploi, mais là c’est pire car je n’ai plus aucune indemnité, et deux enfants à charge (j’en ai trois, mais la grande ne vit plus à la maison), et même un chat à charge (on dirait pas mais ça mange ces petites bêtes), plus comme beaucoup de gens un loyer à payer, et naturellement les factures qui s’entassent (cela m’arrangerait bien que La Poste fasse grève, ou que tous les organismes “préleveurs” sur mon compte perdent les autorisations de prélèvements, malheureusement comme tout cela n’arrive pas, il faut que je me débrouille à trouver avant la fin du mois un emploi, ça c’est le plus dur).Je vais expliquer la situation pour que l’on comprenne, pourquoi je me retrouve dans cette situation.

Tout commence en mai 68, où je décide à sept mois et demi de grossesse de pointer mon petit bout de nez, c’est normal que je sois née avant terme, je voulais voir les événements. 

Presque deux ans après moi, nait une petite soeur qui malheureusement meurt quatre mois après sa naissance, si elle savait comme elle m’a toujours manquée et comme elle me manque encore, d’ailleurs autour de mon cou, sa petite chaîne en or et sa médaille (ma grand-mère (ma grand-mère que j’appelle mamie) me l’a donnée, il y a quelques années, elle lui avait achetée mais n’a pas eu le temps de lui mettre autour du cou). Après ce triste épisode, ma vie continue au milieu d’une foulée de bambins (cousins, cousines et enfants que mamie garde), mes oncles, mes tantes, mon papi (qui lui décède un peu avant mes 6 ans, lui aussi m’a manqué, mais maintenant ça va) et de temps en temps mes parent (et oui car comme tout le monde, j’ai des parents quand même). Et voilà, qu’un jour mes parents m’amènent avec eux, ma mère est mutée à Paris, donc à 9 ans, je quitte ma “tribu” et mon Pays Basque. Et me voilà, quartier Belleville dans le 20 ème, et je tombe complètement “accro” de ce quartier, de cette ville, ça change de “ma” mer, “mon” océan, et de “mes” montagnes. Habituée, à vivre à l’extérieur, je revis dans ces rues étroites. Nous nous retrouvons dans un petit F1, à trois (et à l’étroit) avec le chien de mon père (c’est un sdf qui lui a donné quelque temps avant ma naissance et il y tient énormément, cela doit être le seul être auquel il tient, c’est ce que je croyais à ce moment là) ; ce petit appartement se trouve au 7 ème d’un immeuble bien “parisien”, pour les 6 premiers étages il y a l’ascenseur, et le 7 ème on y monte à pied ; les toilettes sont su le palier, la douche dans la cuisine près de l’évier, dans la cuisine une lucarne donne sur la rue, ensuite il y a un salon mes parents ont installé un canapé convertible dans lequel ils dorment, ma mère replie le fauteuil chaque matin avant d’aller travailler pour que l’on profite du salon avec la télé, derrière la télé il y a une fenêtre qui donne sur les toits, et ensuite en face de la cuisine j’ai ma chambre, ma chambre est toute petite c’est mon recoin, il y a juste la place de mon lit qui ressemble à une banquette et la place d’une petite armoire (2 portes sans miroir), mais j’adore ma chambre, ma banquette est posée contre la fenêtre, cette fenêtre qui m’a fait m’évader, cette fenêtre qui donnait sur “mes” toits, cette fenêtre où je passais régulièrement pour m’asseoir sur “mon” toit. Cet appartement changeait totalement de la maison de mamie dans laquelle je vivais avec ma “tribu”, cette maison avait six chambres, salon séparé de la salle à manger, une cuisine immense et un jardin également immense avec d’un côté les fleurs et de l’autre côté les légumes, au fond de ce jardin un poulailler avec poules, canards, lapins et même cochons ; à côté du poulailler le toit du garage (où nous montons mes cousines et moi pour y jouer), et en haut de ce jardin : notre bac à sable avec sa balançoire et notre hangar avec tous nos jouets ; mais avant de partir je ne vivais plus depuis quelques mois dans cette maison, je vivais dans l’appartement de mes parents, l’appartement où je vivais avant par intermittence, un grand appartement avec deux chambres, une vraie salle de bains (avec baignoire, comme chez ma mamie, j’adore les baignoires), un salon, une buanderie, une cuisine et un balcon. Et oui, c’était le grand standing, par rapport à ce tout petit appartement dans Paris, mais j’adorais ma nouvelle vie. Malheureusement, cette nouvelle vie a été de courte durée, mes parents ont obtenu un logement en banlieue parisienne, dans le Val de Marne, un appartement grand standing (plus grand encore que celui que l’on avait au Pays Basque), avec moquette et double vitrage. Il y a une forêt à côté de ces immeubles et oui car là des immeubles il y en a partout, je n’aime pas cet endroit, et je n’aime pas les bois, et puis j’ai peur dans les bois. Et je suis dans cet endroit, pour quelques années, jusqu’à que ma mère quitte mon père (il n’a pas arrêté de boire, malgré les cures de désintox), ma mère qui en a marre de ses séjours en maison de repos (et oui car depuis que nous sommes dans le Val de Marne, elle passe son temps entre les maisons de repos, et l’appartement). Enfin bref, un jour on s’en va, ma mère me dépose chez ma marraine au Pays Basque, ma marraine vit dans un tout petit village, avec un nouveau mari (que je ne connais pas) et qui a trois enfants. Je reste là pendant quelque temps et un jour ma mère revient me chercher et m’emmène vivre dans le Lot et Garonne où je retrouve ma mamie. Ma mère a un petit studio, je vis seule avec elle à quelques mètres de chez mamie et je suis de nouveau heureuse. Un jour, ma mère me présente un homme, son copain, elle a l’air heureuse, tant mieux pour elle. Et puis quelques mois après, mon père se suicide (je savais que cela devait arriver, il m’avait dit quelques temps avant lors d’une visite : “ta mère ou moi doit mourir”, je le remercie de s’être choisi à lui, plutôt que ma mère, car un enfant a toujours  besoin de sa maman, j’avais 13 ans), je suis soulagée de sa mort, je sais maintenant que ma mère et moi nous pouvons vivre tranquille, sans cette menace de mort qui pèse sur notre tête. Pratiquement un an après, ma petite soeur naît (la fille de ma mère et son copain), je suis tellement contente, enfin j’ai une petite soeur, mais je ne vais pas en profiter longtemps. Un soir où je rentre de chez ma mamie, mon beau-père me met dehors, dans ma tête un tas de choses passe : j’ai 14 ans et je me rends compte que mon beau-père me hait, ma mère ne veut pas perdre sa place dans sa nouvelle “demeure”, donc je me retrouve seule, en hiver, il fait nuit et j’ai peur de mon avenir, ce soir là j’ai couru chez ma mamie qui vivait à deux kilomètres de là et elle m’a fait une chambre. Cela a duré trois ans, un coup ma mère me reprend chez elle et mon beau-père (qui entre temps est devenu son mari) me remet à la porte à sa guise. Trois ans, car cette fois là, il a dû dire (je pense) à ma mère, de choisir entre lui ou moi (elle a choisi lui), car moi j’ai été envoyé en banlieue parisienne (encore le Val de Marne) chez un de mes oncles. Je vis chez lui, avec sa femme et mes cousins, mais je ne m’entends pas spécialement avec mon oncle et ma tante (nous n’avons pas les mêmes valeurs). Cela faisait plusieurs mois que j’avais arrêté le collège (et oui j’ai arrêté à 16 ans et demi), donc mon oncle m’a inscrite dans un LEP dans lequel j’ai passé un BEP de comptabilité, entre temps j’était partie de chez mon oncle, j’étais partie vivre chez une copine d’une de mes tantes, j’ai obtenu mon BEP, j’ai commencé à travailler comme vendeuse dans un magasin de chaussures, ensuite mon oncle a décidé que ce n’était pas “classe” comme boulot, donc il m’a fait rentré dans une banque, la copine ne voulait plus m’héberger donc j’ai cherché un foyer dans Paris ; jusqu’à un jour où j’ai craqué et je suis retournée au Pays Basque chez une de mes tantes. Avec mon BEP de comptabilité, j’ai cherché un boulot là-bas mais je n’ai rien trouvé. Donc je suis revenue dans le Lot et Garonne où mon petit copain m’attendait, nous avons vécu chez sa soeur, ensuite nous avons pris un appartement, je n’avais toujours pas trouvé de travail et je suis tombée enceinte, ma fille est née, quelques mois avant les deux ans de ma fille son papa et moi nous nous sommes séparés, nous avons vécu toutes seules quelques mois. A cette époque, il m’arrivait de porter le Sud Ouest très tôt le matin, donc ma cousine que j’hébergeait me garder ma fille. A deux ans, ma fille a fait sa première rentrée scolaire, et moi je me suis inscrite dans une formation adulte pour passer un BAC pro de comptabilité, mais soit disant que cela n’était pas possible en deux ans trop de choses avait changé en comptabilité, donc j’ai été obligée de passer un nouveau BEP (administration commerciale et comptable) ; je n’avais que 6 mois pour l’obtenir, donc entre ma fille que je mettais à l’école, les mercredis je la mettais chez une copine et les vacances scolaires chez ma mamie, j’étudiais et je faisais mes stages en entreprises et j’ai obtenu mon nouveau BEP. Mais entre temps, j’étais avec un copain et quelques mois après mon BEP, me voilà de nouveau enceinte, mon copain rentre de l’armée et on emménage ensemble. Mon fils naît. Mon fils fait sa rentrée scolaire à deux ans, et moi ne trouvant pas de job, je décide de prendre ce que je trouve donc me voilà serveuse pour quelques mois. Ensuite de nouveau chômage (vive les CDD), un ou deux ans après je rentre dans une maison de retraite (CDD comme toujours) mais je ne tiens que quinze jours (félicitations au personnel des maisons de retraite, car ce n’est pas évident comme boulot), donc la directrice du personnel m’envoie faire le ménage au bloc opératoire de l’hôpital de notre ville, j’y reste le temps de mon CDD (1 an) ; ensuite je décide de refaire une remise à niveau (comme à chaque fois que je me retrouve sans emploi, je pense à chaque fois que cela m’ouvrira plus de portes pourun emploi), pendant cette remise à niveau on me propose un nouveau CDD (comme agent administratif) que j’accepte naturellement, et me voilà enceinte donc deux mois avant la fin de mon CDD me voilà en arrêt maternité. A présent je prends un congé parental, je m’occupe de mes enfants à temps plein, je me marie, nous achetons une maison et enfin je remercie le ciel tous les matins, de m’avoir donné autant de bonheur, tous les jours qui passent j’ai l’impression que mon coeur va exploser de bonheur. Jusqu’au jour, où j’apprends que mon mari a fait une énorme bêtise et là j’ai mal au coeur (non pas un infarctus), mais une douleur où l’on pense que notre coeur est complètement brisé. Malgré cette erreur, nous décidons de continuer à vivre ensemble comme si de rien n’était. Nous vendons notre maison pour acheter une ruine et vivre dans un mobil home, le temps de la rénovation. Je recommence à chercher un emploi, mon beau-père m’embauche (et oui il est artisan et ma mère travaille avec lui), jusqu’au jour où il me pousse complètement à bout et me voilà à démissionner à peine un an après avoir signé mon premier CDI. Entre temps, notre maison était terminée, donc nous y vivions dedans. Mon mari se retrouve au chômage et donc monte une entreprise. Ma dernière fille tombe malade (méningite virale), nous déménageons pour aller vivre en ville plus pratique et pendant quelques années je m’occupe de ma fille entre visite chez le neurologue et diverses hospitalisations car elle est restée fragile ; mon mari m’embauche dans son entreprise et me voilà de nouveau en CDI à faire le secrétariat, la comptabilité etc. Et mon fils a un accident de moto, donc de nouveau : déménagement, car mon fils se retrouve sur un fauteuil roulant et à cette époque nous ne savions pas pour combien de temps. Mon mari décide d’arrêter son entreprise, donc me voilà licenciée à m’occuper de mon fils. Mon mari part faire une formation à Toulouse, il y reste un an. Entre temps mon fils remarche et reprend une vie ordinaire. Nous faisons construire une maison et déménageons de nouveau. Mon mari repart en formation, moi entre temps, j’ai fait de la vente à domicile. Et un jour, mon mari décide de demander le divorce, donc me voilà partie avec mes deux enfants sur les bras (car la grande est majeure et ne vit plus à la maison). Donc me voilà en pleine ville dans un F3 au bord d’une route nationale. Je trouve rapidement un job : faire du ménage dans un centre médico social, c’est un temps plein mais seulement pour une période de 6 mois,  car nous travaillons soit disant en binôme 6 mois l’une et 6 mois une autre, cela évite à l’employeur de faire un CDI. Pendant cette période des 6 mois, mon fils se refait opérer (suite à son accident) et atrappe une infection nosocomiale, donc hospitalisation de deux mois, le premier mois je vais le voir tous les jours, je commence mon boulot à 7 heures et j’ai une  pause de 10 à 15 heures, donc à 10 heures me voilà partie pour 50 kilomètres de route aller, 2 heures 30 avec mon fils et 50 kilomètres de route pour le retour. Le deuxième mois, je décide de ne faire ça qu’un jour sur deux (c’est ma voiture qui est contente, elle se fait vieille tout comme moi, elle a bientôt 300 000 kilomètres et de nombreuses réparations sont prévues dessus, pourvu qu’elle ne me lâche pas ma titine). La période de mon CDD sonne à sa fin, mon fils se refait opérer dans quelques jours. Mon CDD s’est terminé, c’est prévu qu’ils me reprennent dans 6 mois, je vais pouvoir m’occuper de mon fils pendant quelques temps, la nouvelle opération de mon fils s’est bien passée, mais les visites un peu partout n’en finissent pas, entre chirurgiens - médecins - divers organismes, on ne sait plus où donner de la tête. Je fais mettre en place des cours à domicile pour fils, et moi je fais de nouveau une remise à niveau, l’année dernière j’ai fait une remise à niveau de comptabilité et cette fois-ci c’est une remise à niveau général. Je passe voir de temps en temps une copine que je me suis faite au centre médico social et avec laquelle j’ai repris une association ; en même temps je vois la femme de ménage qui me remplace mais elle est tient des propos bizarres (un jour elle hait toutes les personnes qui travaillent au cms et les accusent de harcèlement et un autre jour elle se dit copine avec toutes et elle me demande si je suis sûre d’être reprise). Enfin bref, après 6 mois de ragots malveillants de ma remplaçante, je ne suis pas reprise au cms, alors que depuis plusieurs mois je demande à la direction du personnel si je suis reprise, et jusqu’à il y a 3 semaines ils m’ont dit oui. Quinze jours avant ma reprise, j’ai appelé la directrice du cms, qui n’a même pas pris la peine de me prendre au téléphone, qui devait me rappeler mais ne l’a jamais fait, et j’ai appris par ma copine que la directrice avait pris une autre personne à ma place (et naturellement ma copine l’a appris par qui ? et bien par la femme de ménage qui dit des ragots). Surtout si je la vois celle là, il ne faut pas que j’oublie de la remercier de m’avoir fait perdre ma place, car maintenant je suis dans une merde noire. Je suis partie 10 jours en vacances à Paris, j’ai même chercher du boulot et je n’en ai pas trouvé, c’est pas la poisse ça ?

 



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